Le standard d’échange de données pour l’archivage (SEDA)
vise à faciliter l’interopérabilité
entre le système d’information d’un service d’archives
et les systèmes d’information de ses partenaires
dans le cadre de leurs échanges de données.
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Issu d’une collaboration lancée dès 2006 entre les Archives de France et l’ancienne Direction générale de la modernisation de l’État (DGME), le standard d’échange de données pour l’archivage (SEDA) vise à faciliter l’interopérabilité entre le système d’information d’un service d’archives et les systèmes d’information de ses partenaires dans le cadre de leurs échanges de données.
Le standard permet de modéliser les transactions entre différents acteurs dans le cadre de l’archivage. Il précise les types, l’ordre et la forme des messages échangés, définissant quelles métadonnées utiliser pour décrire, gérer et pérenniser l’information.
Le standard, qui est autant archivistique que technique, s’inspire de normes existantes et des habitudes archivistiques utilisées dans les procédures papier. Si la description archivistique à plusieurs niveaux du SEDA est issue des normes ISAD-G / EAD, son modèle organisationnel adopte celui de la norme ISO 14721 (OAIS) et la préservation des informations techniques qu’il transporte emprunte les définitions au modèle PREMIS. Le SEDA est techniquement structuré en XML.
Les principes du SEDA reprennent largement les concepts métier tels que l’usage des bordereaux (versement, élimination), l’application du contrôle scientifique et technique (transaction de demande d’autorisation), la définition des acteurs ou l’apposition de règles de gestion (sorts finaux et communicabilité).
Le standard d'échange de données pour l'archivage modélise les différentes transactions qui peuvent avoir lieu entre des acteurs dans le cadre de l'archivage de données. Le SEDA modélise 7 transactions qui peuvent avoir lieu entre des acteurs dans le cadre de l'archivage de données :
- Le transfert,
- La demande de transfert,
- L'élimination,
- La communication,
- La demande d’autorisation,
- La modification,
- La restitution.
Ces transactions se déroulent entre les six acteurs suivants :
- Le service producteur,
- Le service versant,
- Le service d'archives,
- Le service de contrôle,
- Le demandeur d'archives,
- L'opérateur de versement (depuis la v2.0).
Le SEDA définit :
- Les
transactions
, formalisées par des scénarios (diagrammes de séquences en UML) dans lesquels les acteurs s'échangent des messages ; - La forme des
messages
échangés au cours de ces transactions par des schémas XML.
En 2012, le Service interministériel des Archives de France a engagé auprès de l’AFNOR une démarche de normalisation du SEDA à partir de la version 1.0.
Cette démarche normative initiée en 2013 était souhaitée tant par les services d’archives publics que par d’autres types d’acteurs comme des prestataires de tiers-archivage, des banques ou des éditeurs de composants logiciels de coffre-fort numériques pour répondre à des besoins de stabilité, de généricité et d’indépendance.
Les travaux de normalisation ont abouti à la publication en janvier 2014 de la norme NF Z 44-022 « Modélisation des Échanges de DONnées pour l’Archivage » ou MEDONA qui, en retirant toutes les mentions spécifiques aux archives publiques élargit son spectre d’application aux archives privées. Par ailleurs les référentiels n’y sont plus imposés. Enfin, les objets échangés n’y sont plus décrits que sur un plan technique.
La version 2.0 du SEDA a permis de le rendre compatible à la norme MEDONA en décembre 2015.
Le processus de normalisation s’est poursuivi avec le portage de la norme MEDONA auprès de l’Organisation internationale de normalisation (ISO), afin de lui conférer une portée internationale.
Il était espéré une augmentation du rayonnement de la norme par l’élargissement du marché des éditeurs de logiciels et du champ d’application à toute entité chargée d’assurer à terme la pérennisation d’objets numérique comme les bibliothèques et les musées. La norme est davantage alignée sur le modèle de référence pour un système ouvert d’archivage d’information (OAIS). Par ailleurs, DEPIP peut être implémenté soit dans sa totalité soit partiellement. Enfin, le XML n’est plus la seule possibilité d’implémentation : d’autres technologies (JSON) sont possibles.
La norme ISO 20614 « Protocole d’échange de données pour l’interopérabilité et la préservation » (dite DEPIP pour Data exchange protocol for interoperability and preservation) a été publiée en novembre 2017.
- SEDA v2.3 (Juin 2024)
Version actuelle
- SEDA v2.2 (Janvier 2022)
- SEDA v2.1 (Juin 2018)
- SEDA v2.0 (Décembre 2015)
- SEDA v1.0 (Septembre 2012)
- SEDA v0.2 (Janvier 2010)
- SEDA v0.1 (Mars 2006)
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