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<title>Nouveau Mercure, octobre 1718 [tome 10].</title>
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<publisher>Sorbonne Université, LABEX OBVIL</publisher>
<date when="2017"/>
<idno>http://obvil.sorbonne-universite.fr/corpus/mercure-galant/MG-1710-01</idno>
<availability status="restricted">
<licence target="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/fr/"><p>Copyright © 2019 Sorbonne Université, agissant pour le Laboratoire d’Excellence «
Observatoire de la vie littéraire » (ci-après dénommé OBVIL).</p>
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<bibl><title>Nouveau Mercure</title>, <date>octobre 1718</date> [tome 10].</bibl>
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<date when="1718-10"/>
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<head><hi rend="i">Nouveau Mercure</hi>, octobre 1718 [tome 10].</head>
<div type="article" xml:id="MG-1718-10_115">
<head>[Spectacles]</head>
<bibl><title>Nouveau Mercure </title>, octobre 1718 [tome 10], p. 115-119.</bibl>
<p>La solitude, qui regne depuis longtems dans le Théatre François & dans le Théatre Italien, jointe au bruit qui a couru, que quelques Acteurs de la Troupe Italienne vouloient aller revoir leur Patrie, a fourny aux sieurs Lelio & Dominique, l’idée d’une petite Piece Françoise, ornée de musique & de dances, qu’ils ont intitulée <hi rend="i">la désolation des deux Comedies</hi>. Le succés qu’elle a û jusqu’à present, lui répond de la réussite.</p>
<p>Le Théatre represente une Salle de Comedie démeublée : Dans le fonds, l’on voit un rideau à moitié levé, & qui laisse voir la muraille ; les côtez ou cantonades ne sont garnis que de simples chassis, décorations sans toilles ; & des gagistes avec des échelles, paroissent prêts à défaire ce qui reste dans cette Salle.</p>
<p>Trivelin s’avance & recite un monologue en vers, dans lequel il décrit le triste état où la Troupe se trouve. Sylvia vient & lui reproche de ce qu’il adresse ses plaintes aux échos, au lieu de venir encourager ses camarades à rester, ou à prendre une résolution qui leur soit profitable : Dans le même tems, les. Violons joüent une marche triste & languissante, & l’on voit arriver tous les Comediens deux à deux, l’air abbatu, & se ranger ensuitte sur le bord du Théatre. Là, on tient Conseil, & chacun dit son avis & sa derniere résolution : Lelio qui n’a pas perdu tout espoir de ramener le public, fait des reproches à sa femme sur la résolution qu’elle a prise de s’en retourner en Italie ; mais, elle persiste dans son dessein, & les quitte. Lelio voyant que quelques-uns de ses camarades sont de son avis, les emmene avec lui pour tâcher de mettre sa femme à la raison. À peine sont-ils sortis, que la Muse de la Comedie Françoise vient voir celle de la Comedie Italienne : Ces deux Dames se font beaucoup de civilitez & de complimens sur leur mauvaise santé, & sur la disette de Spectateurs qu’elles éprouvent depuis long-temps, malgré la bonté, la beauté & la magnificence de leurs Jeux & de leurs Spectacles : Elles sont interrompuës par la Muse de la Foire (si l’on peut l’appeller ainsi) qui vient pareillement faire ses adieux à la Comedie Italienne, sur l’avis qu’elle a eu de son départ. Cette dixiéme Muse du bas Parnasse donne (moitié en Vaudevilles & moitié en Prose) des avis à l’une & à l’autre Muse, qu’elle a la témerité d’appeller ses sœurs. La Muse Françoise lui répond en vers héroïques, & par une Parodie de Phedre, dans laquelle elle excite la Muse Italienne à se joindre à elle, pour se venger de cet ennemi commun qui a l’insolence de les braver encore. Mais, comme elle ne peut parler que de son langage ordinaire, & que les basses plaisanteries sont communément son apanage, elle oblige ses deux ennemies de lui ceder la place : Elle se felicite de sa victoire, & fait part de sa joye à son cousin l’Opera qu’elle voit arriver : Ces deux bons amis se font mutuellement des complimens ; l’Opera promet sa protection à sa cousine la Foire, & celle cy promet à l’Opera de lui augmenter sa pension. C’est assûrement une chose des plus comiques, que de voir l’Opera ne parler qu’en chantant, la Foire en Vaudevilles, & la Comedie Françoise en déclamant des vers Alexandrins. Une Symphonie gaye annonce l’arrivée des suivans de la Foire, qui viennent prendre part à la joye de leur maîtresse : Ces suivans qui sont un Arlequin, une Arlequine & un Scaramouche, un Polichinelle & une Dame Ragonde, dansent une Chaconne ; aprés quoy, l’on chante le Vaudeville sur le départ de la Comedie Italienne, dont voicy les principaux couplets, & dont on trouvera l'air noté dans la Chanson de ce mois.</p>
<quote>
<label><hi rend="i">La désolation des deux Comedies <note resp="editor">Cet air, extrait de <hi rend="italic">La Desolation des deux Comedies</hi> de Mouret, a également été publié dans le <hi rend="italic">Recueil des divertissements du nouveau théâtre italien</hi> (s.d., p. 43).</note>.</hi></label>
<lg>
<l><hi rend="i">Couplets.</hi></l>
<l>Nôtre fortune est certaine :</l>
<l> La Foire désormais à Paris brille,</l>
<l>La Troupe Italienne</l>
<l>Faridondaine & lon la ;</l>
<l>La Troupe Italienne</l>
<l>Faridondaine partira.</l>
</lg>
<lg>
<l><hi rend="i">L'Opera.</hi></l>
<l>Sur les rives de la Seine</l>
<l>L'on verra triompher la Foire & l'Opera.</l>
<l>La Troupe Italienne</l>
<l>Faridondaine & lon la ;</l>
<l>La Troupe Italienne</l>
<l>Faridondaine &c.</l>
</lg>
<lg>
<l><hi rend="i">La Foire,</hi></l>
<l>À Dieu, Dame Melpomene,</l>
<l>Cedés, cedés la place au Comique Opera.</l>
<l>La Troupe Italienne</l>
<l>Faridondaine &c.</l>
</lg>
</quote>
<p>Après ces Couplets, Arlequin de la Comedie Italienne, vient chanter.</p>
<quote>
<lg><l>Ne faites pas tant la vaine,</l>
<l>Le public, malgré vous, me favorisera,</l>
<l>La Troupe Italienne Faridondaine & lon la ;</l>
<l>La Troupe Italienne</l>
<l>Faridondaine restera.</l></lg>
</quote>
<p>Ensuite, il chasse l'<hi rend="i">Opera</hi> & la <hi rend="i">Foire</hi>, les reconduit à coup de lattes, & vient au Parterre chanter le dernier couplet.</p>
<quote>
<lg>
<l>Rendez ma gloire certaine,</l>
<l>Messieurs, repetez-tous, pour braver l'Opera,</l>
<l>La Troupe Italienne Faridondaine & lon la ;</l>
<l>La Troupe Italienne</l>
<l>Faridondaine restera.</l>
</lg>
</quote>
<p>Ce qui est si bien reçû du Parterre, que tout le monde repete en s'en allant, ce dernier couplet.</p>
</div>
<div type="article" xml:id="MG-1718-10_139">
<head>Chanson</head>
<bibl><title>Nouveau Mercure </title>, octobre 1718 [tome 10], p.139.</bibl>
<quote>
<label>CHANSON <note resp="editor">La version publiée par Jacques Cochereau dans son second<hi rend="italic"> Livre d'airs sérieux et à boire</hi> (Paris, Ribou, Foucault, l'auteur, 1719, p. 43) présente de légères variantes mélodiques et rythmiques.</note>.</label>
<label><hi rend="i">Marche des Vendangeurs ;</hi></label>
<lg>
<l>Venés, venés tous vendanger chez nous ;</l>
<l>Bachus, protecteur de ces lieux,</l>
<l>Vous offre ici raisins délicieux :</l>
<l>Chantés d'un air joyeux</l>
<l>Les bienfaits du plus grand des Dieux.</l>
<l>C'est par son appuy,</l>
<l>Que nous recueillons aujourd'huy,</l>
<l>Sur ces doux & riants côteaux,</l>
<l>De quoi remplir nos vastes tonneaux.</l>
<l>Ce Dieu sensible à nos desirs,</l>
<l>Assûre & sa gloire & nos plaisirs.</l>
</lg>
</quote>
</div>
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</text>
</TEI>